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dimanche 10 mars 2013

La vidéo de la semaine


Le 8 mars, depuis plus de cent ans, a lieu la journée internationale des droits des femmes. La vidéo de la semaine est sur une initiative belge, enfin wallonne, qui dure un an et dont nous pourrions nous inspirer. Présentée avec un joli accent, on ne peut que saluer son existence et bien sûr espérer le retour rapide du CDIFF sur le territoire niortais.




samedi 9 mars 2013

Battre en retraite


Choix de société, de nouveau sur la sellette médiatique et dans les tablettes politiques, les retraites sont un marqueur fort de la ligne choisie par un gouvernement.
On reparle de nouveau de réformes, malgré les assurances du gouvernement Fillon qui disait les avoir sauvé pour 10 ans. Rallonger l'âge de départ à la retraite, diminuer les pensions, les idées reviennent mais bon sang sous quel régime!!
En arrivant au pouvoir, François Hollande avait marqué son début de quinquennat par la retraite à 60 ans pour ceux ayant travaillé avant 20 ans, par la prise en compte des périodes de chômage. Et là, patatra, les rumeurs s'enchaînent, les pistes se dévoilent.
Que doit-on en conclure? Fillon et Ayrault ont un point en commun dans cette histoire : ils ont misé sur une reprise plus précoce et donc pensaient, par l'activité, voir les cotisations reprendre, le nombre d'actifs par retraités permettre un équilibre, et le cercle vertueux repousser les échéances.
Trop d'optimisme ou trop de promesses, realtpolitik ou péché d'orgueil?
Retarder le départ en retraite, ou retarder la retraite à taux plein c'est prendre acte d'un chômage sur un très long terme, c'est aussi paupériser des chômeurs âgés qui traîneront leur pôle emploi jusqu'à une pension affaiblie ou à un âge avancé.
Certes la durée de vie a augmenté et le départ a 60 ans était lié à une espérance de vie plus faible. Mais espérance ne veut pas dire bonnes conditions et l'état de santé n'a que très peu progressé pour les plus de 60 ans.
Le pouvoir d'achat des retraités actuels est en moyenne, nous disons bien en moyenne, élevé, et est un des moteurs de l'économie. Sa diminution imputera sur l'emploi des plus jeunes et donc les futures retraites. Un nouveau cercle vicieux se fait jour alors.
Par quel bout prendre le problème alors? Une retraite assurée à taux plein pour 40 ans de salariat, une retraite à 60 ans possible, à taux partielle, pour ceux n'ayant pas cotisé assez longtemps mais ayant le choix de partir, voilà déjà des pistes. Les financements? L'argent mis ici par l'effort national sera une pompe économique forte, un moteur pour l'emploi, la consommation, le tourisme. Ce qui est envisagé pour la création d'emploi peut aussi venir de l'aide aux retraites. C'est un angle social mais aussi économique qui peut être aussi vertueux.
Il s'agit surtout d'une vision, de gauche, assumée. Les salariés ne doivent pas payer deux fois, une fois quand ils ont travaillé et ont subi les sacrifices liés à une crise quarantenaire et une autre fois à la retraite en subissant les choix politiques garantissant des aides aux entreprises.
Le retraité c'est l'emploi!!!

mardi 5 mars 2013

Rendez-vous place de la Brèche, 11h


Ce 5 mars, la CGT et FO, non unis depuis bien longtemps, appelle à manifester contre l'accord sur l'emploi.
Nous soutenons cette action, non pour une annulation mais pour des amendements. Tout n'est pas à jeter, mais tout n'est pas à garder. Cet accord n'a pas l'adhésion de tous les syndicats. Il faut soutenir ceux-ci pour qu'il y ait une véritable pression. Il est encore temps de rendre cela au mieux pour les salariés.
Voilà, ce billet n'était pas une humeur (ce n'est ni triste ni drôle mais républicain), un rejet (il faut une évolution pas une révolution), ou une récupération (les drapeaux qui fleuriront montreront qui le fait à chaque fois), c'était juste une envie de dire l'importance du dialogue avec les syndicats et plus loin que le dialogue, l'écoute.



Le débit agricole (part V)


Lors de la manifestation d'élus et de citoyens du 21 février, un cadre régional de la caisse commentait en coulisse notre action. Il était très précautionneux, se demandait si il n'y aurait pas de débordements. S'inquiétait des discours des uns ou des autres, de la réaction de la salle. Il furetait dans les coulisses, captant, à l'oreille, les commentaires et essayant de savoir ce qui pouvait se passer ensuite. Lorsqu'il était interpellé par un élu, il défendait sa paroisse en disant qu'ils savaient ce qu'ils faisaient, que ce sont des banquiers, qu'ils savaient compter. Les résultats de la banque, et le déficit, montre qu'un coup de main pour faire des économies n'est parfois pas un luxe. Il rajoutait ensuite, que le déploiement du siège allait favoriser l'emploi car il y aurait plus de salariés et de caisses déployées sur les territoires. Exactement l'inverse de l'annonce nationale quelques jours après...
Alors qui croire? Nous aussi nous savons compter. Et depuis le 4 mars, nous comptons une collectivité de plus qui, à l'unanimité a voté contre le projet de concentration dur Dompierre en Charente-Maritime. Le conseil général des Deux-Sèvres a, en effet, dit non (voir ici Nouvelle République). Dont acte, après la ville de Niort, la communauté d'agglomération, la région Poitou-Charentes, la prise de position de Dominique Bussereau.
Il est peut-être temps pour les dirigeants de faire marche arrière sans honte aucune. La communauté d'agglomération de Niort a tendu la main pour trouver des solutions économiques pour cette banque qui parle tant de proximité. Le bon sens a de l'avenir, prouvez-le!

lundi 4 mars 2013

Prime à la casse


Non, ceci ne concerne pas le pacte de compétitivité, pas aujourd'hui, mais de l'idée d'une prime à la casse, oh pardon à la reconversion, qui pourrait resurgir pour aider le secteur automobile et concernerait les véhicules diesel. Merci Mme Batho et M. Montebourg de lui donner une tonalité plus "écologique" en s'attaquant au diesel.
Oui mais, faudrait-il encore que cette mesure soit financée. Aussi, si elle pourrait coûter près de 3 milliards d'euros, elle pourrait se trouver financer par la taxation du diesel avec une augmentation de 20 centimes.
Exercice d'équilibriste, le diesel est un secteur de pointe français donc avec un impact sur l'emploi. Et là on voit on se mord la queue. Pour sauver l'emploi, on pourrait prendre des mesures qui le détruisent.
Mais comme il y avait le super et le sans plomb, il y a vieux véhicule diesel et véhicule diesel plus propre. Ne pourrait-on pas trouver un moyen de distinguer, à la pompe les véhicules concernés?
Et puis une prime ok, plus écologique dans son fond, mais allons jusqu'au bout, une prime "circuit-court". Une prime qui ne concernerait en fait que les véhicules construits sur le territoire français. Mieux vaut une Toyota de Valenciennes qu'une Renault de Roumanie. Résoudre du coût la délocalisation et l'emploi en France.
Une prime enfin comme un deal avec les constructeurs avec un donnant-donnant sur l'emploi. Une prime maintenue si l'emploi est maintenu. Une aide nationale contre un soutien à la politique de l'Etat en faveur du travail.
Au final, la vrai reconversion sera quand même celle de la disparition des véhicules fonctionnant aux énergies non-renouvelables, à la diminution progressive de l'usage de la voiture. Mais pour cela, il faudra encore plus d'aide à la recherche, à l'équipement et aussi au maillage des transports en commun sur le territoire.


dimanche 3 mars 2013

Vidéo de la semaine


Indignez-vous. Superbe film diffusé sur Arte. A voir. Plus qu'un hommage, un témoignage.




samedi 2 mars 2013

Handicap, tenir le cap


Marie-Lise Campion, sénatrice socialiste vient de rendre, hier, son rapport sur la loi de 2005 sur le handicap. Rendons, là, au moins, à la droite, une de ses lois glorieuses qui a fait bouger les regards, les lignes, les usages. Le handicap n'est plus perçu pareil, le nombre de reconnaissances de handicap est en forte augmentation, non pas que le nombre ait augmenté, mais c'est surtout la peur du regard des autres qui a reculée.
On devait s'en douter, l'objectif de 2015 pour une accessibilité complète ne sera pas tenu. 10 ans c'est peu mais pas impossible cependant comme le souligne le même rapport. Les orientations sur les constructions ont permis un parc immobilier quasi aux normes. Restent les travaux d'aménagement de l'existant, coûteux pour l'ensemble des structures concernées. De la taille des communes, et donc des subsides disponibles, ont dépendu les avancées. Une école, des trottoirs, des bâtiments municipaux sont autant de coûts à prendre en compte pour une commune, et même si elles sont organisées en communauté, il est plus difficile pour les plus petites d'avoir les coudées franches. Et si en plus vous êtes soumis à une décision des Bâtiments de France....
Le rapport met dans la balance les possibles. Oui l'objectif 2015 aurait ou pourrait être tenu mais dans un contexte de crise, de déficit de l'Etat, de budgets contenus, les volontés se sont confrontées aux réalités.
Ce serait une erreur de lever une obligation. Proposons peut-être un délai supplémentaire de deux ans ou trois mais fermes et définitifs. Sinon tout le travail effectué depuis des années risque de retomber. La contrainte fait avancer les choses hélas, donc l'Etat doit rester ferme mais conciliant face au contexte économique.
Pour aller plus loin Libération Article du 2 mars 2013