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jeudi 28 février 2013

Journée mondiale des maladies rares


Rare, le terme sonne pourtant faux si on additionne le nombre de personnes concernées (reconnues?). 3 millions de français atteints par ces 7000 maladies éparpillées. 30 millions en Europe....Ce ne sont pas les maladies qui sont rares mais le nombre de personnes atteintes par celles-ci.
Être reconnu, c'est pourvoir faire pression sur la prise en charge des soins par les structures hospitalières. Mais c'est surtout faire pression sur les laboratoires pour ne pas abandonner la recherche et aussi créer des soins et médicaments. Un laboratoire ne trouvera pas de "rentabilité" par la vente des traitements et donc les coûts peuvent être prohibitifs ou une recherche être abandonnée.
"Une journée sur" nous en avons plein mais si elles s'accumulent c'est parce que nous ne prenons pas assez en compte l'autre et sa différence. Ces maladies rares touchent tous les âges, de l'enfant scolarisé à la personne âgée, en passant par le salarié en situation de handicap.
L'union est une force, l'Etat doit prendre en compte le sort de toute sa population en faisant fi des magnats de la médication financièrement intéressée.
Solidarité, égalité, sonnent là encore à travers ces situations à résoudre quasiment au cas par cas. Il s'agit de faire de la dentelle médicale, de la prise en compte et en charge individuelle. Nous nous battons pour que l'humain soit au centre du projet de notre société, nous ne pouvons que soutenir le travail de toutes, les familles, les bénévoles et les équipes médicales qui résistent quotidiennement.

 Pour comprendre, le reportage de France 3 Picardie permet une approche plutôt bien faîte : Reportage


mercredi 27 février 2013

Henri Caillavet s'en est allé.

On retiendra sûrement plus, en ce 27 février 2013 le décès de Stéphane Hessel. Le même jour meurt un autre serviteur de l'humanisme, Henri Caillavet. On lui doit pèle-mêle des élaborations de lois comme l'interruption volontaire de grossesse (IVG), le divorce par consentement mutuel, les greffes d'organe en 1976, le tribunal de l'informatique, l'euthanasie, et aussi l'acharnement thérapeutique. Nombre de ses propositions étaient aussi en avance sur leur temps concernant l'homosexualité et le transsexualisme. Serviteur de la République, il exerça différents mandats électoraux et des fonctions étatiques (CNIL, Comité national d'éthique...) ou à l'Association pour le droit de mourir dans la dignité.
La France a perdu deux hommes illustres, deux résistants, deux opposants à Pétain, chacun à leur manière. Ils ont tous les deux oeuvrés pour la République et la société. Ils ont changé la façon de percevoir l'autre, libéré la personne et fait de l'humain un tout.
Ils ont vécu assez longtemps pour faire prolonger leur combat et n'ont pas baisser la garde avant leurs 95 ans. 
Il ya des jours où la coïncidence veut que deux hommes combattants des libertés partent en même temps. Il y a des jours, comme celui-ci, où on peut se trouver des exemples.


mardi 26 février 2013

L'avenir de l'emploi


Vendredi, la ville de Niort et la préfecture signent les premiers contrat d'emploi d'avenir. Une cérémonie de signatures, trois jours après des chiffres du chômage une fois de plus négatifs. Messe républicaine vaudou pour conjurer le mauvais sort ou méthode coué pour se donner du courage dans la lutte contre un fléau quarantenaire? Rien de tout cela et les deux en même temps.
Les contrats d'avenir et les contrats de génération sont deux bonnes idées, plutôt approuvées pour casser la spirale du chômage des jeunes. L'idée, comme à leur époque les emplois jeunes, est de retrouver un cercle vertueux qui, par le travail, compensera les aides d'Etat par la baisse des coûts des accompagnements vers l'emploi.
Cependant, l'élan des années Jospin n'y est pas. Beaucoup souhaiteraient y participer mais trois facteurs jouent contre ces plans. 1) Les emplois d'avenir héritent des conséquences des emplois jeunes, emplois non-prévus mais qui subventionnés se sont créés puis sont devenus indispensables et donc coûteux sur le moyen terme. 2) Ces mêmes contrats sont aussi à la charge, pour une faible partie, des collectivités, soit directement en leur sein, soit dans les associations elles-mêmes subventionnées. Or les collectivités ne savent pas sur quel pied danser quant aux reversements de l'Etat et à la demande qui leur sera faite ou non de réduire leur masse salariale. 3) Les contrats de génération sont la solution post-crise quand les entreprises sont rassurées mais là aucun bout du tunnel à horizon donc une certaine fébrilité.
Le peu sera déjà un mieux mais pour plus, et créer un réel dynamisme d'enrayement, il faudra la confiance. Et là pas de bulle internet en ligne de mire ou de boom immobilier. Pas non plus de grands travaux ou de baby-boom de l'an 2000. Des ingrédients manquent à l'appel dans une Europe morose qui frémit à chaque élection grecque ou italienne.
La confiance est terrassée par une peur tenace, entretenue par ailleurs par le chant des oppositions.
Les contrats d'avenir et de génération sont une chance pour peu que l'on préserve les moyens des employeurs. Le privé a eu sa part, le gouvernement a largement donné en ce sens au MEDEF. Reste à garantir les subsides aux collectivités et, les reins plus solides, elles pourront assurer les arrières et faire fonctionner l'engrenage qui fera tourner l'emploi dans le bon sens.

lundi 25 février 2013

Peut mieux faire


La dernière déclaration de M. Peillon, Ministre de l'éducation nationale, montre qu'en matière d'annonce point trop ne faut.
6 semaines de vacances d'été avec deux zones scolaires. Ok, parlons-en! Mais au moins 4 points prêtent au mieux à sourire au pire à pleurer.
Le premier est le calcul mathématique qui permettra d'arriver à un rythme de 7 semaines entre chaque vacances sachant que ceux qui partiront les premiers en été auront près de dix semaines entre le 15 août et les vacances d'octobre et que ceux donc qui partiront les derniers vers le 15 juillet auront eu les mêmes dix semaines, voire plus dans la figure...Et il est impossible de déplacer les vacances d'octobre où cela mettrait alors les vacances de décembre avant Noël et le 1er de l'an. Mais tout ceci a dû être réfléchi bien sûr. A cela on rajoute les calendriers des examens nationaux qui ne coïncideraient plus et les rentrées du supérieur qui amèneraient des étudiants ayant eu leur bac sur une zone et  poursuivant en IUT sur une autre à avoir à peine 4 semaines pour un job d'été.
Le deuxième est l'aspect familial où on semble ignorer que les familles recomposées puissent exister. On pense peut-être que tout le monde puisse habiter dans la même zone. Une non-prise en compte qui sonne comme un recul face aux réalités de notre société. Ou alors est-ce encore un delta oublié dans l'algorithme mis au point par les conseillers ministériels.
Le troisième est le salaire des enseignants. En ces temps économiquement délicat, sommes-nous vraiment en capacité d'augmenter leur salaire de 10%? En effet, leur traitement est calculé sur 10 mois répartis sur 12. La droite fait d'ailleurs souvent semblant de l'ignorer quand il s'agit d'opposer les fonctionnaires et les salariés du privé, montrant les vilains profs bourrés de vacances. Et là, paf, le Ministre fait semblant d'oublier aussi. Encore un calcul mal emmanché...
Le quatrième point fait lui moins sourire. Derrière un zonage des vacances d'été on voit aussi les groupes touristiques qui ont réussi leur travail. Pour bien faire il ne faudrait aucun zonage sur aucune vacances scolaires, ni en février/avril et donc ni en été. Pour faire passer la pilule on nous parlera emploi. Mais qui part en vacances? Des enfants en difficulté scolaires? Rarement hélas. Et là pour préparer les vacances d'enfants sans difficulté on va augmenter les difficultés des enfants déjà en souffrance.
Un candidat disait que son ennemi n'avait pas de visage et qu'il était la finance. Il semble que la saint Valentin les ait bien rapprochés.


dimanche 24 février 2013



La vidéo de la semaine
(le débit agricole Part IV)


Actualité de la semaine oblige, nous diffusons le reportage de la Nouvelle-République sur la manifestation de jeudi soir lors de l'assemblée générale de la caisse du Crédit agricole Niort-Prahecq.
Hélas, il n'y a pas les images lors de cette même assemblée où la direction a vu l'idée de déménagement rejetée par la salle, sous les discours des élus et les huées des sociétaires.






jeudi 21 février 2013

Jour de carence


Bonne nouvelle que celle de l'abrogation du jour de carence pour les fonctionnaires. Promesse tenue dirons-nous, comme les syndicats qui soulignent cependant que ceci est un pas mais pas encore suffisant pour le pouvoir d'achat des fonctionnaires.
Le MEDEF est horrifié des économies qui s'envolent, 200 millions pour lui et 60 millions selon le ministère. Quelles économies? Celles de fonctionnaires qui se rendent au travail même malades? C'est une façon de voir les choses, pas la nôtre.
Le fond est plus important que la mesure. Nous pouvons voir là une belle distinction entre la droite et la gauche. En effet, la droite avait installé ce jour de carence pour plus de justice envers les salariés du privé, jouant du coup sur l'opposition public-privé pour l'adhésion d'un grand nombre à cette mesure.
La gauche revient dessus, mais devrait aller plus loin et mettre à égalité public et privé, sans jour de carence pour les uns et les autres. Il s'agirait alors d'une véritable avancée sociale, permettant de ne plus opposer les uns et les autres, mais aussi de revenir sur une injustice incompréhensible qui définit qu'être malade n'est pas suffisant, il faut aussi ne pas être payé.
Les syndicats doivent inscrire cette revendication dans leur programme, les politiques doivent s'en saisir.
A contrario, quelqu'un a-t-il calculé le coût induit par les personnes se rendant à leur travail malgré tout, moins productifs et contaminants qui entraînent une expansion des maladies et donc des arrêts potentiels? C'est un delta sûrement non suffisant mais qui, pris en compte, permettrait de connaître les véritables impacts sur la productivité et la sécurité sociale.
Félicitons-nous de ce pas en avant qui peut permettre de remettre en route des avancées sociales.


mercredi 20 février 2013

Le débit agricole (Part III)


Suite des évènements en ce jeudi 21 février. L'assemblée générale de la caisse Charente-Maritime/Deux-Sèvres se tient à l'Espace Tartalin à Aiffres à 18h30.
C'est l'occasion pour nous tous d'aller manifester auprès des salariés pour un maintien des pôles à Niort et Saintes. Nous avons déjà beaucoup dit sur les tenants et aboutissants de cette histoire. Pour ceux qui regardent les publicités à la télévision, on ne peut que sourire jaune en entendant que le Crédit agricole investit l'argent placé dans les régions, pour leur dynamisme. Localement, cette publicité tombe très mal.
La presse a très bien relayé et résumé l'affaire ce matin : La Nouvelle République du 20 février
La mobilisation doit être forte, au-delà des partis politiques et des querelles. Elle doit aussi concerner tous nos concitoyens car un départ de 600 emplois, c'est autant d'emplois induits qui peuvent disparaître, autant d'activités en péril.
Mobilisez autour de vous, non seulement sur le territoire niortais mais aussi, sur les deux départements concernés.
Que cette banque soit à la hauteur de ses publicités comme celle ci-dessous:


Nous disons CHICHE!!!!!!